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Guinée/Siguiri : l’interdiction de l’orpaillage artisanal clandestin ne cible pas une nationalité

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Un site d’orpaillage à Siguiri Credit photo : https://www.zeppelin-geo.com/galeries/guinee/orpaillage/panorama.htm
Déclaration
"Expulsion de Burkinabè de Guinée" Agence d'Information du Burkina
Verdict : Incorrect
Aucune décision du gouvernement guinéen ne vise les Burkinabè. Le communiqué conjoint du 2 novembre 2026 interdit l’exploitation artisanale de l’or à Siguiri pour tous les exploitants clandestins, quelle que soit leur nationalité.

Depuis le 3 novembre 2026, une série de vidéos est devenue virale sur les réseaux sociaux dans certains pays de la sous-région. Elle pousse un narratif faisant croire à une « expulsion massive » de citoyens burkinabè des sites aurifères de Siguiri, dans le nord-est de la Guinée. Cette vidéo, par exemple, prétend montrer des ressortissants burkinabè en attente de leur expulsion. Ces types de vidéos avec ce narratif, il en existe des centaines partagées sur les réseaux sociaux (ici, ici, ici et là). Pourtant, certaines sont sorties de leur contexte, d’autres, générées par l’IA et publiées sous forme de deepfake.

Le gouvernement n’a annoncé aucune mesure d’expulsion visant une nationalité.

Dans un communiqué conjoint publié le lundi 2 novembre 2026 par cinq départements ministériels, à savoir les ministères chargés des Mines et de la Géologie, de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, de la Défense Nationale, de l’Environnement et du Développement Durable, ainsi que de la Justice et des Droits de l’Homme, les autorités guinéennes ont annoncé l’interdiction de l’exploitation artisanale de l’or dans la région de Siguiri, la principale zone aurifère du pays.  

Dès l’annonce, la décision a été appliquée par les services de l’État, ce qui suscite des interprétations et des commentaires parfois dépourvus de tout fait tangible. Pour aider à mieux comprendre la situation, la rédaction de GuineeCheck.org a décidé de faire le point.

Siguiri est située à la frontière avec le Mali. Elle est traversée par le fleuve Niger et son affluent, le Tinkisso. Érigée en août dernier en région administrative, elle comprend les préfectures de Siguiri, Kintinian, Doko, Dialakoro et Siguirini.

L’or est principalement exploité dans le Bouré, au nord et au nord-ouest de Siguiri, le long du Tinkisso. La zone aurifère la plus ancienne et la plus connue est Kintinian, avec notamment la mine artisanale de Fidi. Les autres zones d’orpaillage sont Doko et ses districts : Kourako, Kolenda, Tatakourou et Soumbrakolen ou encore Kourémalé, Djatéla et Bouré-Kourda. 

La mine industrielle de Siguiri, exploitée par AngloGold Ashanti Guinea, société détenue à 85 % par le groupe aurifère AngloGold Ashanti et à 15 % par l’État guinéen, est la principale unité industrielle. Elle fait face à une floraison de l’orpaillage artisanal, souvent clandestin. Avec lui, de nouvelles pratiques sont apparues : l’utilisation d’explosifs, de produits chimiques utilisés dans le traitement comme le cyanure. Avant cette interdiction, les autorités guinéennes, notamment de l’environnement, avaient alerté sur les conséquences de l’orpaillage artisanal sur le sol et le sous-sol de la région.

Avec l’exploitation artisanale de l’or, la région de Siguiri est rapidement devenue une attraction et une destination privilégiée pour les chercheurs d’or guinéens et étrangers (ouest-africains, asiatiques, indiens, etc.). Ainsi, plusieurs ressortissants de la sous-région franchissent la frontière à la recherche du précieux métal. Parmi eux, des Burkinabè, des Maliens, des Ghanéens, des Béninois ou encore des Sénégalais.

La Guinée interdit l’exploitation artisanale de l’or à Siguiri

Lu à la Radiodiffusion-Télévision Guinéenne (RTG) dans la soirée du 2 novembre, le communiqué justifie la mesure par des missions d’inspection ayant constaté une dégradation de l’environnement dans la région de Siguiri, « imputable à l’exploitation artisanale anarchique de l’or ». Il est notamment reproché aux exploitants de ne pas respecter les dispositions du Code minier en vigueur. Il précise aussi que seuls les comptoirs agréés sont autorisés à acheter et à commercialiser l’or produit dans la zone, et que les autorités locales sont tenues pour personnellement responsables de l’application des mesures. Il annonce par ailleurs le déploiement permanent des forces de défense et de sécurité dans la région.

Le communiqué détaille les conséquences environnementales relevées lors de ces missions : dégradation des sols, des terres agricoles et du couvert végétal par l’usage d’engins lourds ; pollution et ensablement des fleuves Niger, Niandan et Fié et de leurs affluents ; recours à des dragues, à des explosifs, au mercure, au cyanure et à d’autres produits chimiques dangereux ; extraction ou lavage de minerais dans le lit ou sur les berges des cours d’eau. Il rappelle que l’exploitation minière est interdite dans les lits et sur les berges des cours d’eau, sur les terres agricoles et les pâturages, dans les aires protégées et les forêts classées, ainsi qu’aux abords des agglomérations et des infrastructures publiques.

Pour faire respecter l’interdiction, l’armée, assistée de la gendarmerie, de la police et des conservateurs de la nature, est chargée d’appliquer la mesure, et les contrôles sont renforcés à l’entrée de Siguiri « afin d’empêcher l’acheminement d’engins lourds » et de tous produits destinés à « l’exploitation illégale » de l’or. Par la même occasion, le gouvernement annonce une opération de vérification « d’identité et la régularité du séjour » des personnes présentes dans ces zones. « Les personnes étrangères en situation irrégulière, feront l’objet de procédures prévues par la loi », informe le communiqué.

Selon le gouvernement, cette mesure ne remet pas en cause la place de l’exploitation aurifère dans l’économie du pays. Cependant, elle vise à protéger les vies humaines, protéger l’environnement et garantir une exploitation des ressources minières conforme aux lois et aux principes de développement durable.

Par ailleurs, face aux images « de nature à semer la panique et le discrédit sur les opérations en cours », partagées sur les réseaux sociaux, le gouvernement rassure que « les opérations sont conformes aux lois et réglementations en vigueur en République de Guinée. »

Déjà, le 29 octobre, le Gouverneur par intérim de la région de Siguiri avait interdit l’exploitation artisanale de l’or dans sa circonscription. Dans son communiqué, le colonel Fayimba Mara (limogé et radié de la fonction publique depuis) avait avancé des motifs de sécurité face à la présence de plusieurs nationalités sur les sites, ainsi que la dégradation de l’environnement.

Le colonel Fayimba Mara, ancien gouverneur par intérim de la région de Siguiri

« Dans le souci de réglementer l’exploitation artisanale de l’or en vue de protéger l’environnement, sécuriser les populations et préserver la quiétude sociale, toutes les activités d’exploitation artisanale de l’or sont suspendues jusqu’à la règlementation de la situation. », a expliqué le colonel Fayimba Mara, ancien gouverneur par intérim et préfet de Siguiri.

En 2024, l’exploitation de l’or avait aussi été suspendue par les autorités guinéennes dans cette région. À l’époque, cette mesure a été prise dans le cadre des besoins de la campagne agricole en cours, de la restauration écologique et en vue d’éviter les risques d’éboulement des terres pendant la saison des pluies, selon le gouvernement. Ces mesures s’inscrivent dans une série : une interdiction de l’exploitation artisanale avait déjà été annoncée en juillet 2025, puis l’usage d’engins lourds sur les sites miniers a été interdit en mars 2026.

Des administrateurs territoriaux limogés et radiés des effectifs de la fonction publique

En lien avec cette opération, le président Mamadi Doumbouya a limogé et radié des effectifs de la fonction publique 22 administrateurs territoriaux civils et militaires. Il leur est notamment reproché d’avoir « facilité l’orpaillage clandestin, artisanal et semi-artisanal. » Des pratiques ayant favorisé entre autres : la destruction massive de terres cultivables, la pollution et la dégradation des cours d’eau, et des atteintes graves à la faune, à la flore et aux ressources halieutiques locales. La radiation de ces 22 administrateurs fait suite à leur suspension, le 30 octobre, par la ministre de l’Administration du territoire. Sept anciens administrateurs de la région ont été placés sous mandat de dépôt le mercredi 4 novembre, après leur présentation devant la Cour de répression des infractions économiques et financières.

Le président Mamadi Doumbouya 

Le 3 novembre 2026, la Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD), a limogé 479 présidents de districts et de quartiers. Djénabou Touré explique que ces chefs de quartiers et de districts, relevant de la région administrative de Siguiri sont impliqués dans des pratiques d’orpaillage clandestin. Elle les accuse d’avoir favorisé la pratique de l’orpaillage illégal clandestin, de l’exploitation artisanale et semi artisanale de l’or, ayant occasionné la dégradation de l’environnement, la destruction des terres cultivables, des eaux, des ressources halieutiques, de la faune et de la flore dans la région administrative de Siguiri, ainsi que d’avoir hébergé et employé des étrangers en situation irrégulière.

Djénabou Touré, ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation

Des ressortissants burkinabè ont-ils été expulsés de Siguiri ?

Pour vérifier l’authenticité de cette allégation, nous avons notamment contacté un ancien administrateur territorial à Siguiri, plus précisément dans la commune rurale de Doko, où l’or était exploité de façon artisanale par plusieurs orpailleurs dont des ressortissants burkinabè. 

Joint au téléphone par la rédaction de GuineeCheck.org, Ibrahima Doumbouya, ancien président de la délégation spéciale de Doko, confirme l’arrêt total de l’exploitation artisanale de l’or dans sa localité depuis le communiqué conjoint du début de semaine. Il confirme également un mouvement de foule dans les sites miniers concernés. « C’est à la suite du communiqué conjoint du gouvernement interdisant l’exploitation artisanale de l’or qu’ils sont en train de rentrer [chez eux] », a-t-il précisé, avant d’ajouter : « Personne n’a été agressé, ni arrêté. Ceux qui sont en train de rentrer sont des travailleurs des mines artisanales, les autres ressortissants burkinabè qui exercent dans le commerce sont toujours là. Ils sont venus en Guinée pour travailler dans les mines. Avec l’arrêt de leur activité, ils ont décidé de rentrer chez eux ».

Contactée par notre rédaction, l’Union des Orpailleurs de Guinée n’a pour le moment pas répondu à nos questions. Au téléphone, son secrétaire, Karifa Condé, a indiqué qu’il ne pourrait se prononcer sur ce sujet qu’après la réunion d’urgence du bureau exécutif. Il a promis de nous revenir après cette rencontre.

Dans une sortie sur plusieurs médias guinéens, le 5 novembre, le président des ressortissants burkinabè en Haute-Guinée a pris la parole. Dieudonné Francis Thienobego s’est dit inquiet de la situation en raison du nombre élevé de ses compatriotes qui exercent des activités économiques dans les zones aurifères concernées par la décision du gouvernement. Il a toutefois ajouté que c’est « une décision souveraine de l’État guinéen », visant à assainir le secteur aurifère et à protéger l’environnement.

Dieudonné Francis Thienobego, président des ressortissants burkinabè en Haute-Guinée. Crédit : Guineematin.com

Il a également invité les ressortissants des deux pays à l’apaisement face à la montée de tension autour de cette affaire et rappelé les liens de coopération et de fraternité existant entre les peuples guinéen et burkinabè. « La Guinée est une terre qui accueille depuis de nombreuses années des ressortissants burkinabés. Beaucoup de nos compatriotes y vivent, y travaillent et y entreprennent, et contribuent au développement économique et social de la Guinée […] Nous invitons donc tous nos compatriotes à respecter les décisions des autorités guinéennes. Nous demandons également à nos frères et sœurs guinéens de ne pas faire d’amalgame entre les comportements individuels et l’ensemble de la communauté burkinabé. Un Burkinabé qui commet une infraction doit répondre de ses actes conformément à la loi et cela ne doit jamais devenir un motif de stigmatisation de toute une communauté. La fraternité entre nos deux peuples doit rester au-dessus des circonstances », a plaidé Dieudonné Francis Thienobego.

Le Mali s’organise et active sa cellule de crise

Après l’interdiction de l’exploitation artisanale, plusieurs ressortissants burkinabè (parmi les plus nombreux sur les sites) quittent la zone. Ils passent par la frontière guinéo-malienne de Kourémalé puis le Mali avant de rejoindre le Burkina Faso.

Dans un communiqué publié par le comité interministériel de gestion des crises et des catastrophes, les autorités de Bamako annoncent : « Un important afflux de ressortissants de diverses nationalités est actuellement constaté à la frontière entre le Mali et la Guinée, en direction du District de Bamako ». Elles annoncent avoir pris toutes les dispositions nécessaires pour assurer « un accueil dans les conditions appropriées aux personnes concernées, ainsi que leur acheminement vers leurs pays d’origine respectifs ».  

Ce communiqué, daté du mardi 3 novembre, émane du Centre de coordination et de gestion des crises, à l’issue d’une réunion d’urgence au ministère malien de la Sécurité et de la Protection civile ; il attribue cet afflux aux « mesures prises par les autorités guinéennes pour mettre fin à l’orpaillage clandestin et illégal sur le territoire guinéen » (voir aussi le compte rendu de l’AFP).

Le Burkina Faso prend des dispositions en faveur de ses ressortissants

Dans le journal de la Radio Télévision Burkinabè du 4 novembre 2026, le média d’État parle « d’expulsion de burkinabè » de la Guinée. Il annonce une opération en cours pour leur rapatriement avec le déploiement de bus vers Bamako. La mission est baptisée : « retour au pays dans la dignité et la décence ». Mandaté par le capitaine Ibrahim Traoré, le commissaire divisionnaire de police Mahamadou Sana, ministre de la Sécurité, s’est rendu au Mali pour superviser le rapatriement.  

Le commissaire divisionnaire de police Mahamadou Sana, ministre burkinabè de la Sécurité

Dans sa communication, le ministre de la Sécurité annonce que des bus ont été mobilisés à cet effet, ainsi que des sites d’accueil identifiés au Burkina Faso. Il affirme que ni son gouvernement ni celui du Mali n’ont été informés d’une quelconque opération en Guinée, ce qui n’a pas « permis d’anticiper ce qui se passe actuellement », accuse-t-il.

Par ailleurs, Mahamadou Sana regrette les traitements « inhumains, cruels et dégradants » subis par ses compatriotes sur le territoire guinéen. Aucun bilan officiel du nombre de personnes parties ou décédées n’a été communiqué à ce jour.

Réaction du gouvernement guinéen

C’est le ministre des Affaires étrangères, des Guinéens établis à l’étranger et de l’Intégration africaine qui a réagi, le 5 novembre, devant les diplomates accrédités en Guinée. Morissanda Kouyaté explique que la décision découle des conséquences de l’orpaillage incontrôlé sur l’environnement, les populations et les infrastructures. (Lire le compte rendu de cette rencontre avec les diplomates.)

Par ailleurs, le chef de la diplomatie guinéenne indique que cette mesure a été prise après une récidive. Il explique que des ressortissants de plusieurs pays avaient été interpellés à Siguiri et poursuivis par la justice avant d’être libérés au nom de l’amitié entre les peuples. Parmi ces personnes qui avaient été arrêtées, figurent des Guinéens, Chinois, Burkinabè, Maliens, Ivoiriens, Togolais, Ghanéens, Nigériens, Béninois, Vietnamiens, Indiens, Sierra-Léonais, Camerounais… « Ils étaient poursuivis pour exploitation illégale de mines, dégradation de l’environnement, exercice d’activité professionnelle sans autorisation, destruction massive de l’environnement, traite des êtres humains », a-t-il expliqué lors de cette rencontre.

Cependant, le Ministre guinéen affirme qu’une autre interprétation sur les réseaux sociaux tend à présenter la Guinée comme antipanafricaniste. « […] ils ont confondu le panafricanisme du président, le panafricanisme de la Guinée, à la faiblesse. Ils ont cru que nous étions un pays faible », regrette Morissanda Kouyaté.

Dans la même intervention, le ministre a affirmé que « des milliers d’orpailleurs de différentes nationalités parmi lesquels 409 Burkinabè et 606 Maliens » avaient été interpellés, puis remis « aux représentations diplomatiques de leurs pays respectifs dans le cadre d’une démarche privilégiant les relations de bon voisinage ». Il a ajouté : « La protection de l’environnement ne peut être sacrifiée au nom de la fraternité africaine. »

L’avis d’un expert

Pour comprendre les enjeux de l’interdiction de l’orpaillage artisanal par la Guinée, nous avons interrogé Oumar Totiya Barry, chercheur sur les industries extractives en Afrique et auteur du livre : Les politiques minières de la République de Guinée aux éditions L’Harmattan.

Oumar Totiya Barry, chercheur sur les industries extractives en Afrique

L’expert minier apprécie cette décision du gouvernement guinéen, en ce sens qu’elle va contribuer à protéger l’environnement. Il rappelle que par le passé, les autorités guinéennes ont tenté à plusieurs reprises d’avoir un regard sur ce qui se passe dans les zones minières de Siguiri. Sans succès. « C’est aussi pour des raisons de sécurité, parce qu’il y a beaucoup de personnes non identifiées dans cette zone », ajoute à GuineeCheck le consultant et chercheur en géopolitique des ressources minières et en gouvernance minière.

Cependant, il rappelle que le Code minier de la Guinée reconnaît l’activité d’exploitation artisanale de l’or, utilisant des moyens peu avancés, et encadre l’activité semi-industrielle, qui utilise des engins lourds. « Le Code minier guinéen reconnaît l’exploitation artisanale et le code minier reconnaît aussi ce qu’on appelle l’activité semi industrielle. Il demande que quand quelqu’un veut une activité semi-industrielle que cette personne se soumette à une procédure de demande d’autorisation. Les gens qui n’ont aucune autorisation envoient quand même des machines pour exploiter. La plupart des gens qui étaient là-bas, à Siguiri, n’avaient pas d’autorisation. Ils étaient là-bas illégalement », explique Oumar Totiya Barry.

Toutefois, estime-t-il, plutôt que de procéder à une interdiction totale, il serait préférable de mieux encadrer cette activité à travers des autorisations et une réglementation adaptée.

Verdict

Vous l’aurez compris, le gouvernement guinéen a interdit l’exploitation artisanale de l’or à Siguiri, ce qui a conduit des ressortissants de plusieurs pays, dont des Burkinabè, à rentrer dans leur pays et provoqué un flux de départs vers la frontière guinéo-malienne puis le Mali. À ce jour, aucune mesure d’expulsion visant les ressortissants d’un pays en particulier n’a été annoncée. L’interdiction concerne tous les exploitants artisanaux, quelle que soit leur nationalité. Le 5 novembre, le ministre des Affaires étrangères a toutefois indiqué que des milliers d’orpailleurs étrangers avaient été interpellés puis remis à leurs ambassades. Parler d’« expulsion massive de Burkinabè » est trompeur car la décision ne vise pas une nationalité en particulier. 


Cet article a été rédigé par Mamadou Ciré Barry et Mariama Bailo Diallo (stagiaire). Il a été édité par Thierno Ciré Diallo et approuvé par Sally Bilaly Sow.

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